PUBLIC SPACES

Il faut ruiner un palais pour en faire un objet d’intérêt!

(Denis DIDEROT, Salon de 1767, POUGENS)

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« For you »detail (2018)

Qu’y a t-il de commun entre la linguistique et l’art contemporain ?

Question saugrenue sans doute… Et entre l’art conceptuel, un mouvement au sein de l’art contemporain, et la linguistique ? Ici, l’observateur peut demeurer plus circonspect. Le projet de l’art dit conceptuel est de remplacer par une représentation mentale de l’œuvre sa présence concrète.

Au tableau, dessin ou à la sculpture, se substitue une idée que son créateur (ou un régisseur) actualise pour la montrer. Comment, dans ce cas, se matérialisent ces concepts de sorte que les spectateurs puissent reconnaître cette création artistique comme telle ? De bien des façons, plus ou moins inventives. Mais bien évidemment, on devine que l’idée peut difficilement ne pas être exprimée par des… mots. Ce qui fait que les signes linguistiques (des mots, des phrases) tracés sur un support déterminé, avec une typographie soignée et mis en scène dans l’architecture du bâtiment, un espace, ou encore un volume construit à cet effet deviennent, pour certains créateurs et plasticiens, des œuvres d’art conceptuel

Daniel Jacobi 

Laboratoire Culture & Communication, Université d’Avignon

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« Òla » project (2017)